Dans l’attente…

Lors de ce confinement, tout s’est ralenti,  arrêté : le travail, les activités culturelles, sportives, sociales et l’administratif. Résultat, plus rien ne bouge, plus rien n’avance, excepté le temps.

Alors depuis quelques semaines, l’une des questions qui revient régulièrement est « Quand ? », quand pourrais-je sortir, quand est-ce que les enfants retourneront à l’école, quand est-ce que le travail reprendra, quand pourrons-nous partir en vacances. Toutes ces questions restent sans réponse, et ce n’est pas le « peut-être » que l’on retrouve dans chacune des réponses que l’on reçoit qui va nous rassurer et nous dire que la situation dans laquelle nous sommes va enfin évoluer.

Elle est vécue différemment par chacun d’entre nous, en fonction de notre propre situation personnelle, professionnelle et notre santé, mais une chose est sure, pour tous ceux qui avait des projets ou qui ont besoin de planifier les choses, on peut dire qu’elles se sont corsées ! Tous nos plans sont tombés à l’eau, aussi bien les vacances programmées que les projets importants comme un mariage, un achat de maison, un déménagement, un changement d’emploi … Cet arrêt, plus ou moins brutal, de nos projets nous touchent, nous font nous poser mille questions et le « quand » revient en boucle dans nos têtes. Impossible de planifier, impossible d’avancer dans nos démarches, impossible de faire le moindre pas en avant. Nous devons attendre…

Dur dur quand nous avons l’habitude d’être en mouvement en permanence, nous avions programmé les vacances de Pâques, puis les week-end long de mai, puis les vacances, boucler les dossiers au travail, les réunions, les spectacles des enfants, les soirées entre copains, les moments en amoureux sans les enfants. Non plus rien ! La panique nous guète, le pouls s’accélère, la respiration se fait plus rapide, le stress monte, monte… que faire !

Déjà, on s’arrête, physiquement parlant, on s’assoie et on respire, on prend le temps de gonfler ses poumons et d’expirer l’air, on répète le mouvement plusieurs, fois, on sent ses cotes s’agrandir, ses poumons prendre toute leur place, puis on sent l’air qui fait le chemin inverse. Se concentrer sur notre respiration permet de ne plus laisser toutes ces questions nous envahir, on retrouve un peu de paix et de silence.

Bien, notre esprit est maintenant éclairci, de même que notre situation et les activités habituelles ne sont plus d’actualité. Que faire maintenant ?

… Trouvons de nouvelles occupations et sachons apprécier le moment présents et les petits pas, car rien n’est jamais complètement figé !